Il y a encore plus imbuvable :
Du genre : l'article 54 du code .... est remplacé par les dispositions
suivantes:
" les personnes visées l'article 21 du présent code, peuvent, sous les
conditions prévues à l'article L. 741-5 à l'exception de son 2°,
bénéficier des droits prévu à l'article 58 de la loi n° ******* du
*******.
"Ce bénéfice ne se cumule pas avec celui prévu par l'article 21 de
l'ordonnance n° ****** du *****, sauf dans les cas visés au 3° dudit
article et au 6° de l'article 21, des 7°, 9° de l'article 17. En outre,
les bénéficiaires devront effectuer une demande préalable dans les
conditions prévues par un décret en Conseil d'Etat après avis de la
commission crée à l'article 128 de la présente loi."
"Ce bénéfice est révisable selon le barême prévu par le décret-loi du
******* majoré du taux prévu par l'article 119 de la loi de finance pour
***** après une décote selon les modalités prévues à l'article 1751 du
code ******."
Résultat des courses, il faut acheter une vingtaine de code Dalloz pour
savoir de quoi on parle ou passer une semaine entière à surfer sur le
Net pour télécharger les textes en question. Pour peu qu'on ne soit pas
relié à l'ADSL (comme c'est le cas de nos campagnes françaises), le
temps de téléchargé l'ensemble des textes en question, l'article en
question aura été entretemps abrogé.
On parle alors de l'intelligibilité de la loi. Bon j'ai fini, il faut
que je prenne une aspirine ;-)
--
----------------
Bertrand GRONDIN
grondin[at]fr.fm droit-public[at]fr.fm
Les pages de droit public de B. GRONDIN
"Laurent Jumet" <1st_NAME.Lst_NAME[at]skynet.be> a écrit dans le message de
news:GED4040B79C[at]1st_NAME.Lst_NAME.skynet.be...
- quote -
> Hello !
> "Bertrand GRONDIN" <bertrand.grondin[at]tiscali.fr> wrote:
> BG> Ma parole, on se croirait en France.
> BG> Texte imbuvable, digne d'une loi de finances dans le plus pur
style
> BG> technocratique.
> Absolument ! :-)
> Mais ne perdons pas de vue le double but des lois en Belgique, qui
est
> d'une part de ne pas être comprises afin de laisser toute latitude
> ultérieure à leur interprétation; et d'autre part, de satisfaire les
> différentes factions politiques en présence, de telle sorte qu'à la
> lecture de la loi, chacune d'elles puisse claironner qu'elle l'a
emporté
> sur les autres.
> L'ambiguïté est donc la règle, la clarté l'exception.
> Pour atteindre cet objectif, il ne faut *surtout* pas écrire des
> phrases complètes. Il faut dire:
> «À la quinzième ligne du troisième alinéa du douzième paragraphe,
le
> mot "peut" est remplacé par le mot "s'efforce"».
> BG> J'ai une question à poser pour les juristes du code de la route :
Ceux
> BG> qui pondent de telles réglementation ont-ils déjà conduit ou se
font
> BG> conduire par une chauffeur comme c'est bien souvent le cas en
France.
> ...par chauffeur. Et vous avez raison de souligner que là est le
> problème.
> Comment voulez-vous que des parlementaires ou ministres soient
> sensibles aux difficultés de la circulation routière, s'ils n'y sont
jamais
> confrontés?
> Récemment, un ministre et un parlementaire se sont aperçus qu'il
> existait une Administration des Contributions directes: ils ont appris
> qu'en Belgique, le citoyen payait des impôts, ce que jusqu'alors ils
> ignoraient.
> C'est une bonne chose que ceux qui rédigent les lois fiscales, y
soient
> de temps à autre soumis.
> Laurent Jumet - Point de Chat, Liège, BELGIUM
> KeyID: 0xCFAF704C
> [Restore address to laurent.jumet for e-mail reply.]