Bonjour, après avoir lu et sur tes questions, soit:
-1- Le décret d'application n'est pas une obligation pour appliquer la loi,
c'est une sorte de droit réglementaire que s'arroge certaines
administrations pour plus ou moins respecter la loi en disant comment elle
devra en pratique être appliquée, c'est déjà une interprétation, donc du
seul pouvoir du juge, mais comme le disent toutes les personnes averties,
nous sommes en France de une monarchie absolue républicaine...
Conclusion, le décret d'application n'est pas une condition pour
l'application d'une loi.
-2- Le code civil énonce un principe général "la loi n'est point
rétroactive, elle ne dispose que pour l'avenir"... Mais une loi (autre que
pénale et plus douce), peut se prévoir expressément rétroactive... Le plus
beau en la matière est le crime contre l'humanité, le génocide... Qui, quand
ils ont été commis, n'étaient pas des infractions, puisque la loi dit de
façon absolue, qu'on ne peut reprocher une infraction à une personne si au
moment où elle l'a commis, l'action n'était pas une infraction... Depuis ces
25 dernières années, beaucoup de lois sont rétroactives, notamment à
l'encontre de droits acquis (de l'usage donc et entre autre), il est certain
que le peuple ne doit pas revoter pour des gens qui font des lois
rétroactives, car les gouvernés perdent toute confiance en leur dirigeants,
en se disant "oui, mais si je dispose ce jour de ce droit, demain il mes
sera peut être retiré"... Ce qui confirme que nous sommes bien dans une
monarchie absolue républicaine sans foi ni loi, la dernière au monde depuis
que l'URSS est tombée...
En conclusion, hélas, une lois autre que pénale et plus douce, peut se
déclarer rétroactive, ou avoir des effets rétroactifs, ce sont des
exceptions au principe, qui d'ailleurs tendent à devenir le principe...
Donc, quant à ta question finale, contester, tu peux toujours, mais si
c'est sur l'existence d'un décret d'application et d'une loi rétroactive,
t'as pas de grandes chances de gagner...
--
Merci, [at]+, bye, Joe
ng75 arobase noos point fr
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Avec une hache, celui qui tient le manche a toujours raison !
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"jmo" <jm.ott[at]adime.fr> a écrit dans le message de news:
c4hlp1$trv$1[at]news-reader5.wanadoo.fr...
- quote -
> J'ai ecris la lettre suivante à l'URSSAF ( extrait)
> Je suis gérant majoritaire.
> A ce titre, mes cotisations sociales personnelles sont calculées sur la
base
> de mes revenus professionnels que je déclare chaque année sur la
déclaration
> commune des revenus des professions indépendantes (cerfa n° 1002008).
> Le montant que j'ai porté dans la case RA de cet imprimé est la montant
net
> de mes rémunérations déduction faite de l'abattement de 10 % admis par le
> fisc mais, comme indiqué sur cet imprimé, avant abattement des 20 %.
> Or, il s'avère que l'article L.131-6 du code de la sécurité sociale
permet,
> contrairement aux indications portées sur l'imprimé ci-dessus référencé,
la
> déduction de l'abattement fiscal de 20%.
> Je vous demande, en conséquence, de bien vouloir rectifier les cotisations
à
> votre caisse.
> Je vous communique ci-après les éléments permettant le calcul pour les
> années concernées.
> L'URSSAF m'a répondu :
> Madame, Monsieur,
> Vous avez formulé une demande de remboursement d'une partie de vos
> cotisations et contributions sociales dans le cadre d'une minoration
> d'assiette par application de l'abattement de 20 %.
> Après examen de votre dossier, nous vous informons que votre demande ne
peut
> recevoir une suite favorable.
> En effet, l'article 9 de la loi de financement de la sécurité sociale pour
> 2004, prévoit l'exclusion en matière sociale, au titre des revenus des
> années 2003 et suivantes, de l'abattement de 20 % accordé au plan fiscal,
> aux gérants et associés de société dont le revenu est imposé dans la
> catégorie des traitements et salaires.
> Pour le passé, sont validées les actions et décisions de recouvrement
prises
> depuis le 1er janvier 1999 par les organismes de sécurité sociale, en tant
> que leur légalité serait contestée en raison de l'intégration dans
> l'assiette sociale de l'abattement de 20 %.
> Ainsi, cette disposition conduit à écarter tant pour le passé que pour
> l'avenir, l'application de l'abattement de 20 % à l'assiette sociale des
> dirigeants de société imposés fiscalement dans la catégorie des
traitements
> et salaires.
> Nous vous précisons qu'en application de l'article R 142.1 du Code de la
> Sécurité Sociale, vous avez la possibilité de contester cette décision par
> lettre recommandée avec accusé de réception, adressée à Madame la
Secrétaire
> de la Commission de Recours Amiable
> Pour ce faire l'URSSAF se base sur le texte suivant (article 9)
> III. - Les dispositions du présent article sont applicables aux
cotisations
> et contributions dues au titre des revenus des années 2003 et suivantes.
> IV. - Sont validées, sous réserve des décisions de justice passées en
force
> de chose jugée, les décisions ou actions en recouvrement prises depuis le
> 1er janvier 1999 sur le fondement des articles L. 131-6, deuxième alinéa,
et
> L. 136-3 du code de la sécurité sociale, en tant que leur légalité serait
> contestée à raison de l'intégration, dans l'assiette des cotisations et
> contributions, de l'abattement prévu à l'article 62 du code général des
> impôts dans sa rédaction antérieure à la loi de finances pour 1997 (n°
> 96-1181 du 30 décembre 1996).
> Mes questions :
> La loi n'a pas fait à ma connaissance de décret d'application est-elle
> applicable ??
> L'aspect rétroactif est-il légal ??
> Bref existe t-il une argumentaire qui me permette de contester ???