> Si en effet en principe nul ne peut se prévaloir de sa propre
> turpitude, il n'est pas impossible qu'un juge accepte de tenir compte
> d'une prise de position, même si l'adversaire n'en a pris connaissance
> que plus tard.
> C'est ainsi que, en matière de droit du travail, la décision de
> licenciement se constate à la date d'expédition de la lettre de
> licenciement, alors que le préavis ne court qu'à la date de réception.
> On peut donc tout imaginer.
> A+
> --
> Moisse
> Nospam : sans doute
> moisse@douteifrance.com
Salut,
Une date de décision de licenciement (ou autre sanction d'ailleurs)
fondée sur une lettre AR envoyée à une fausse adresse, on ne m'enlèvera
pas de l'idée que c'est plus que simpliste.
L'employeur pourrait ainsi se permettre d'envoyer ce genre de lettre x
mois avant sa vraie décision, et en tirer argument rétroactif au plan
judiciaire ?
Je ne suis pas spécialiste du droit du travail, mais si ça s'avérait
possible, ce serait un joli scandale.
En matière fiscale par exemple, le Conseil d'Etat a jugé de manière
continue qu'une lettre adressée "au petit bonheur" n'avait aucun effet
juridique à l'encontre du présumé destinataire qui ne l'a jamais reçue.
Et ça doit s'appliquer dans bien d'autres domaines, notamment en
fonction du respect absolu de la procédure contradictoire.
--
Si réponse directe, effacer uuyxxx
@ + et cordialement
JLC