Le 9 octobre était jugée Sam Rindy pour avoir déposé un baiser ainsi
qu'une trace de rouge à lèvre sur une toile du peintre Cy Twombly.
Elle a écopé (le 16/11) de 1500E p indemniser la partie civile et 100
heures de travaux d'intérêt général (1) alors que la partie civile
avait demandé, outre les 33 000 euros pour la restauration de la
toile, la somme de 2 millions d'euros (2).
Questions concernant (au moins) les 2 millions d'euros réclamés. Même
si la peine prononcée n'a rien à voir avec ce qui avait été demande
par la partie civile, il y a tout de même lieu s'inquiéter du fait que
l'on soit en mesure d'attaquer impunément quelqu'un en demandant une
sentence aussi aberrante et hors de proportion avec le préjudice.
D'où ces deux questions qui s'imposent aujourd'hui
1) Ne doit-on pas considérer ici, comme dans ce genre de cas, qu'il
s'agit d'une tentative d'escroquerie utilisant le cadre légal de la
procédure ?
2) Peut-on continuer de tolérer qu'un plaignant puisse réclamer une
somme en totale disproportion avec le préjudice, car ne serait-ce pas
la porte ouverte à tous les excès possibles ainsi qu'à toutes les
tentatives de gains d'argent via la voie de la procédure ?
Gilles Guérin
http://www.gillesguerin.com/philo/
1) metrofrance.com << La justice condamne un baiser volé à une toile de
Twombly >> 16 11 07
l'article mentionne également la possibilité d'une suite pour les
frais de restauration
http://www.metrofrance.com/fr/articl...jceo/index.xml
2) / Nouvelobs.com / << 4500 euros d'amende requis contre Rindy Sam >09 10 07 - Lemonde.fr/ << Le baiser d'Avignon" devant la justice >> 10
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