On 5 avr, 19:50, tetra10 <fansevent...@voila.fr> wrote:
> http://www.marianne2.fr/G20-Tout-cha...e_a177759.html
D'autant plus que l'on n'a pas abordé la question centrale, celle des
salaires. C'est en effet parce que depuis trente an les salariés ont
reçu de moins en moins sur les gains de productivité qu'ils se sont
laissés tenter par un endettement toujours plus massif pour absorber
toutes les "merveilles" que le système leur propose; et comme cet
endettement a permis le maintien de la consommation, les maîtres de
l'économie réelle ne se sont pas inquiétés du fait que leur politique
salariale malthusienne, dont les délocalisations, provoquait un
effondrement du pouvoir d'achat réel de la masse de leurs clients, et
donc qu'ils sciaient la branche sur laquelle ils étaient assis. Au
passage le capital industriel a abandonné encore un peu plus de
pouvoir au secteur financier, et maintenant les industriels sont
réduits à un rôle secondaire: il n'y a qu'à voir la différence de
traitement aux USA entre le secteur financier, que le gouvernement
aide sans barguiner, et le secteur automobile, que l'Etat traite avec
le plus grand mépris. Ford voulait que ses ouvriers gagnent assez
d'argent pour acheter une des voitures qu'ils fabriquaient. Cette
leçon, comme beaucoup d'autres, a été oubliée pour le plus grand
bénéfice du pouvoir financier, qui peut dicter ses conditions. De ce
fait les soi-disantes mesures du G20 constituent un cataplasme sur une
jambe de bois.
A.A.