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02-11-2010, 09:38 PM
| | | Re: Pour réduire la dette, aidons les richesÃ* (bien) dépenser leur argent
"Dobb" <rien[at]battre.com> : - quote -
> "[fff]." :
> > comme si Marx avait quelque compétence en matière monétaire !
> Smith. Marx. Décidément, au royaume des petits mickeys
> qui se multiplient tout seuls, on n'aime pas grand monde !
adam, david et karl, la bande des trois..
- quote -
> > la suite prochaine, promise, arrivera en son temps avec
> > l'histoire des banques d'émission aux USA.
> Je m'attend au pire ;-)
vous pouvez !
[fff]. |  02-11-2010, 09:38 PM
| |
nouvellerepublique.com
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02-11-2010, 09:25 PM
| | | Re: Pour réduire la dette, aidons les riches à (bien) dépenser leur argent "[fff]." : - quote -
> comme si Marx avait quelque compétence en matière monétaire !
Smith. Marx. Décidément, au royaume des petits mickeys
qui se multiplient tout seuls, on n'aime pas grand monde ! - quote -
> la suite prochaine, promise, arrivera en son temps avec
> l'histoire des banques d'émission aux USA.
Je m'attend au pire ;-)
Je vous ai donné un petit lien pour débuter. http://minneapolisfed.org/research/sr/sr80.pdf
Ne me dites pas que le bon vieux monopole de la Fed
ne vous inspire, lui non plus, pas confiance ;-)
Dobb | 
02-11-2010, 08:19 PM
| | | Re: Pour réduire la dette, aidons les richesÃ* (bien) dépenser leur argent "Dobb" <rien[at]battre.com> : - quote -
> "[fff]." :
> > > Le système bancaire écossais (1716-1845) était totalement
> > > libre, et n'était soumis Ã* aucune réglementation étatique. Ce
> > > sont les anglais qui y ont voulu y mettre fin, malgré une très
> > > longue opposition des écossais, qui avaient réussi Ã* saboter
> > > les projets anglais de communisme monétaire pendant plus
> > > de 10 ans. En plus d'un siècle, ce système n'a pas connu la
> > > moindre crise, il n'y avait aucune inflation : rien. Kevin Dowd
> > > a montré que le niveau de vie des écossais, qui était moitié
> > > moindre de celui des anglais en 1750, avait rejoint celui des
> > > anglais en 1845.
> > > Dobb vient d'être pris en flagrant délit de mensonge.
> > > il oublie de nous parler de la faillite retentissante de la Banque de
> > Ayr après deux ans et demi d'existence. cette banque ayant pratiqué la
> > surémission de billets.
> Vous avez aussi oublié la faillite du chapelier attitré du chef
> de clan Mac Machin. C'est un drame économique que je n'ai
> pas mentionné non plus ;-)
l'humour dobbien, quand Dobb porte le chapeau ! - quote -
> Comme le disait Marx : "the fact that a few banks, exceptions,
> collapsed because they had made careless loans is irrelevant
> here", tout bêtement parce que cela n'induisait aucune crise
> systémique.
comme si Marx avait quelque compétence en matière monétaire ! - quote -
l'hôpital qui se moque de la charité ! - quote -
> > Adam Smith dès 1776 dans La Richesse des nations y verra une
> > perturbation intéressante:
> > > d'autres banques écossaises de l'époque, relativement conservatrices,
> > émettant relativement peu de billets ont eu une réaction de crainte.
> > > par conséquent, elles ont encore réduit leur émission de billets.
> > > la conclusion hâtive d'Adam Smith sera que la concurrence bancaire est
> > le système qui permet de réguler, de limiter au maximum et au mieux l'
> > émission des billets de banque.
> > > la bonne blague de ce sacré Adam, sacré Smith !
la suite prochaine, promise, arrivera en son temps avec l'histoire des banques
d'émission aux USA.
[fff]. | 
02-11-2010, 08:02 PM
| | | Re: Pour réduire la dette, aidons les riches à (bien) dépenser leur argent "[fff]." : - quote -
> > Le système bancaire écossais (1716-1845) était totalement
> > libre, et n'était soumis à aucune réglementation étatique. Ce
> > sont les anglais qui y ont voulu y mettre fin, malgré une très
> > longue opposition des écossais, qui avaient réussi à saboter
> > les projets anglais de communisme monétaire pendant plus
> > de 10 ans. En plus d'un siècle, ce système n'a pas connu la
> > moindre crise, il n'y avait aucune inflation : rien. Kevin Dowd
> > a montré que le niveau de vie des écossais, qui était moitié
> > moindre de celui des anglais en 1750, avait rejoint celui des
> > anglais en 1845.
> Dobb vient d'être pris en flagrant délit de mensonge.
> il oublie de nous parler de la faillite retentissante de la Banque de
> Ayr après deux ans et demi d'existence. cette banque ayant pratiqué la
> surémission de billets.
Vous avez aussi oublié la faillite du chapelier attitré du chef
de clan Mac Machin. C'est un drame économique que je n'ai
pas mentionné non plus ;-)
Comme le disait Marx : "the fact that a few banks, exceptions,
collapsed because they had made careless loans is irrelevant
here", tout bêtement parce que cela n'induisait aucune crise
systémique.
Dites, vous savez combien de banques ont fait faillite rien
que l'an passé aux USA, dans notre beau régime de
régulation ? ;-) http://www.combourse.com/News/Failli...0__606510.html - quote -
> Adam Smith dès 1776 dans La Richesse des nations y verra une
> perturbation intéressante:
> d'autres banques écossaises de l'époque, relativement conservatrices,
> émettant relativement peu de billets ont eu une réaction de crainte.
> par conséquent, elles ont encore réduit leur émission de billets.
> la conclusion hâtive d'Adam Smith sera que la concurrence bancaire est
> le système qui permet de réguler, de limiter au maximum et au mieux l'
> émission des billets de banque.
> la bonne blague de ce sacré Adam, sacré Smith !
C'est tout ce que vous avez à objecter ?
Dobb | 
02-11-2010, 09:08 AM
| | | Re: Pour réduire la dette, aidons les richesÃ* (bien) dépenser leur argent
"Dobb" <rien[at]battre.com> : - quote -
> Le système bancaire écossais (1716-1845) était totalement
> libre, et n'était soumis Ã* aucune réglementation étatique. Ce
> sont les anglais qui y ont voulu y mettre fin, malgré une très
> longue opposition des écossais, qui avaient réussi Ã* saboter
> les projets anglais de communisme monétaire pendant plus
> de 10 ans. En plus d'un siècle, ce système n'a pas connu la
> moindre crise, il n'y avait aucune inflation : rien. Kevin Dowd
> a montré que le niveau de vie des écossais, qui était moitié
> moindre de celui des anglais en 1750, avait rejoint celui des
> anglais en 1845.
Dobb vient d'être pris en flagrant délit de mensonge.
il oublie de nous parler de la faillite retentissante de la Banque de
Ayr après deux ans et demi d'existence. cette banque ayant pratiqué la
surémission de billets.
Adam Smith dès 1776 dans La Richesse des nations y verra une
perturbation intéressante:
d'autres banques écossaises de l'époque, relativement conservatrices,
émettant relativement peu de billets ont eu une réaction de crainte.
par conséquent, elles ont encore réduit leur émission de billets.
la conclusion hâtive d'Adam Smith sera que la concurrence bancaire est
le système qui permet de réguler, de limiter au maximum et au mieux l'
émission des billets de banque.
la bonne blague de ce sacré Adam, sacré Smith !
je reviendrai, dans un prochain message. sur le fonctionnement de la
banque d'émission, en Angleterre, aux Etats-Unis et en France et des
faillites bancaires dans le système.
[fff]. | 
02-10-2010, 09:18 PM
| | | Re: Pour réduire la dette, aidons les riches à (bien) dépenser leur argent "Démotivator" : - quote -
> Actuellement si un groupe de personne frappe une monnaie
> alternative pour commercer ensemble, ils ont des problèmes
> graves, avec la justice.
> Le monopole des banques et férocement défendu.
> Le contrôle de la population par "l'état" est effectivement
> constitutif du système de protection de ce monopole.
> Connaissez-vous un exemple historique où le commerce et
> les monnaies franches ou libres ont put se développer sans
> un minimum de supervision étatique ?
Le système bancaire écossais (1716-1845) était totalement
libre, et n'était soumis à aucune réglementation étatique. Ce
sont les anglais qui y ont voulu y mettre fin, malgré une très
longue opposition des écossais, qui avaient réussi à saboter
les projets anglais de communisme monétaire pendant plus
de 10 ans. En plus d'un siècle, ce système n'a pas connu la
moindre crise, il n'y avait aucune inflation : rien. Kevin Dowd
a montré que le niveau de vie des écossais, qui était moitié
moindre de celui des anglais en 1750, avait rejoint celui des
anglais en 1845.
De nombreux auteurs ont étudié ce système, et ont noté
que sa solidité à toute épreuve était due au fait que, en
l'absence de tout contrôle étatique, les gens étaient
tout naturellement très méfiants envers les banquiers.
Ces derniers étant en concurrence, ils devaient rivaliser
de rigueur et de transparence afin d'attirer les clients.
C'était un cercle vertueux. Les banques disposaient
- par rapport à la masse monétaire qu'elles mettaient
en circulation, d'infiniment plus de fonds propres
qu'actuellement.
Adam Smith a étudié en détail l'expérience écossaise
dans son chapitre "Of money considered as a particular
branch of the general stock of the society, or of the
expense of maintaining the national capital" (dans "the
wealth of nations") : http://books.google.be/books?id=nehM...age&q=&f=false
.... et sa conclusion (pg 82-83) est on ne peut plus
claire. Par la suite, les libéraux de l'école autrichienne
(Von Mises, Hayek, etc) ne se sont jamais départis
de cette thèse, au contraire des monétaristes (comme
Friedman) qui se sont fourvoyés dans le système de
banque centrale et le monopole. Des collabos, si
vous voulez. Peu avant sa mort, Friedman a d'ailleurs
reconnu qu'il s'était fait complètement niquer et utiliser.
On lui doit la phrase "La monnaie est une chose trop
importante pour la laisser aux banquiers centraux",
mais il a surtout servi d'os à ronger à la clique du
monopole.
Et voici l'éloge que faisait Marx, dans Gründrisse,
du système écossais : http://books.google.com/books?id=bDy...C&pg=RA1-PA133
[...]
Before 1845, when the English law of 1844 was forced upon it,
Scotland naturally took part in all English social crises, and
experienced some crises to a higher degree because the clearing
of the land (*) proceeded more ruthlessly there. Nevertheless, Scotland
never experienced a real monetary crisis (the fact that a few banks,
exceptions, collapsed because they had made careless loans is
irrelevant here); no depreciation of notes, no complaints and no
inquiries into the sufficiency or insufficiency of the currency in
circulation etc. Scotland is important here because it shows on the
one hand how the monetary system can be completely regulated
on the present basis - all the evils Darimon bewails can be abolished -
without departing from the present social basis; while at the same
time its contradictions, its antagonisms, the class contradictions etc.
have reached an even higher degree than in any other country in the
world.
[...]
Il y a aussi eu le système bancaire américain. Certains Etats
imposaient une réglementation bancaire. Certains non. Et
vous savez quoi ? Les faillites ont bien eu lieu... dans les Etats
réglementés ! En fait, la réglementation servait juste à protéger
le cartel bancaire en place de toute concurrence de nouveaux
venus. Les cartels, protégés par l'Etat, ont alors surémis
(comme maintenant...). Résultat : des faillites. La solution
proposée : bé, comme d'hab "réguler plus". Càd institutionaliser
les cartels dans un monopole absolu, celui de la Fed.
Re-résultat : quelques années plus tard, c'était 1929.
Lire cette étude assez drôle (puisqu'elle provient de la
Fed elle-même !), où l'auteur conclut en gros que les
faillites qui avaient servi de prétexte à l'instauration du
communisme monétaire aux USA étaient à ranger, pour
l'essentiel, au rayon des légendes urbaines : http://minneapolisfed.org/research/sr/sr80.pdf
Et pourquoi aller si loin ? En France, la révolution
de 1789 avait aboli les privilèges régaliens, y compris
celui de "battre monnaie". C'est Bonaparte qui a
instauré le monopole de la Banque de France (dont
il était gros actionnaire. Hé oui, il n'y a pas de petits
profits...). En somme, chaque 14 juillet, vous fêtez
votre liberté d'émission retrouvée ;-)
Ph. Mataf a bien étudié cette période : http://www.contrepoints.org/Le-secre...te-des,66.html - quote -
> Comment sécuriser les activité marchandes et monétaires
> sans les fonctionnaires de la Justice, par exemple ?
Ama, les juges sont toujours utiles, pour trancher les
litiges. Ce n'est pas un hasard si la première chose
que faisaient les colons américains lorsqu'ils s'installaient
quelque part, c'était d'élire un sherif et un juge. Mais
ces derniers étaient employés par la population, pas
par l'Etat (qui n'existait pas).
L'alternative au juge, c'est la pression populaire. Je
ne crois pas qu'elle soit plus sage qu'un juge, du
moins si les décisions du juge reflètent en gros l'avis
des gens.
Mais pour sécuriser les activités monétaires, la
concurrence est la meilleure arme : "soit vous
ouvrez tous vos comptes, vous montrez vos
coffres, et vous nous laissez contrôler la planche
à billets, soit on va ailleurs". - quote -
Vous avez bien tapé. C'est le courant que je préfère.
Dobb | 
02-09-2010, 08:13 PM
| | | Re: Pour réduire la dette, aidons les riches à (bien) dépenser leur argent Le 09/02/2010 21:25, Dobb a écrit : - quote -
> "Démotivator" :
> > > > Je ne vois pas vraiment pourquoi parce que, sauf erreur de ma part :
> > > > Google est né en 1998-1999 et le financement était celui d'amis et de la famille des deux
> > > > chercheurs-inventeurs du système.
> > > > > Si, comme le préconise Jorion, l'Etat taxe cet argent, les
> > > investisseurs en question n'auraient pas pu investir, puisqu'ils
> > > n'auraient plus eu l'argent !
> > > Mais qui de la poule ou de l'oeuf était là en premier ?
> Pour réaliser un projet, il faut :
> 1/ une idée
> 2/ des gens pour la mettre en oeuvre
> 3/ des ressources (financières, temps, etc) dans lesquelles
> ceux qui réalisent le projet peuvent puiser, le temps que
> le projet en question produise des fruits.
> Sans financement, il n'y a pas de projet. Vous dites
> vous-même que des proches ont financé Google à
> ses débuts ! Il n'y a pas que des proches d'ailleurs.
> Si l'Etat avait piqué le pognon de ces proches sous
> prétexte (Jorion) "qu'ils n'en avaient pas besoin", hé
> bien, ils n'auraient pas pu financer Google, et le
> projet ne se serait jamais concrétisé.
> > Bref! nous constatons que la création de Google n'est solument pas liée au marché de la finance;
> > CQFD.
> Vous dites vous-même "le financement était celui d'amis
> et de la famille" ;-)))
> > > > Oui, effectivement.
> > > > Mais, au bout du compte de la crise actuelle, que restera t-il ?
> > > > > Ca dépend quand l'Etat fera faillite. Plus tard il fera faillite,
> > > moins il restera d'entreprises.
> > > > C'est un point de vue.
> > > la faillite d'un état c'est aussi la faillite de son système monétaire !
> Oui. De *son* système monétaire, comme vous le précisez
> bien.
> Et comme ce système monétaire est bétonné par un monopole
> d'émission imposé par l'Etat, c'est, actuellement, le seul qui
> existe.
> Quand le monopole fera faillite, il n'y aura donc plus rien.
> Mais comme les fonctionnaires ne seront plus payés, ils
> n'iront plus travailler. L'interdiction faite aux gens d'émettre
> leurs propres créances et de les faire circuler (en payant
> les salariés, les fournisseurs, etc) tombera dès lors
> de facto, et le monopole ira à la benne à ordures.
> On aurait évidemment été mieux inspiré de libéraliser
> l'émission monétaire un peu plus tôt, histoire de ne pas
> se retrouver sur un continent sans la moindre monnaie.
> Dans un système de libre concurrence monétaire, le
> fait qu'un émetteur fasse faillite n'empêche absolument
> pas l'économie de continuer à fonctionner : les opérateurs
> qui utilisent la monnaie en faillite switchent illico sur une
> autre monnaie, et c'est tout.
> > Dans le début de votre post vous nous avez dit l'importance
> > de cette relation : créance - billet de banque.
> > > Si l'état est absent les investisseurs n'ont plus d'argent non
> > plus. Ils devront créer rapidement un ministère de l'argent
> > pour frapper des pièces d'or et un ministère de la justice
> > pour stopper les faux monnayeurs. :-)
> > Ils devront élire les ministres en charge de ces fonctions ! :-)
> Vous ne comprenez manifestement pas qu'un Etat est
> juste un élément parasitaire dans une monnaie. On n'a
> pas besoin de lui ! Pour créer ce qu'on appelle un "billet
> de banque" basique, il vous suffit de prendre un bout de
> papier, et d'écrire au sylo "bon au porteur pour 10
> carottes", et en-dessous, d'indiquer "billet émis par
> Demotivator, producteur de carottes, sis à
> Glande-Sur-Rhénale dans le Bas-Rhin, échangeable
> à tout moment contre 10 carottes de ma production".
> Vous pouvez indiquez, en plus, les garanties (hypothèques,
> etc) que vous apportez, ainsi que les coordonnées du
> notaire dépositaire. Et c'est tout ! Toute personne qui a
> confiance dans votre monnaie (à long terme ou à court
> terme selon l'usage qu'elle prévoit) pourra accepter (ou
> ne pas accepter : elle est libre) que vous la payiez avec
> vos bons. Et une fois en possession de vos bons, cette
> personne est libre de faire ce qu'elle veut de ses bons :
> soit elle revient un peu plus tard chercher des carottes
> chez vous (dans ce cas, vous lui donnez ses carottes et
> vous rentrez en possession de votre bon, que vous
> déchirez, puisqu'une créance envers soi-même ne vaut
> rien), soit elle va acheter autre chose chez quelqu'un
> d'autre qui accepte ces bons. Dans ce cas, votre
> créance circule, et sert donc de monnaie, de moyen
> de paiement. Et un jour, quelqu'un viendra vous
> acheter des carottes avec ce bon, que vous déchirerez,
> démonétisant ainsi vos billets.
> Voilà. Bien sûr, si vous voulez inspirer davantage
> confiance et rendre ainsi votre monnaie plus liquide,
> il vaut mieux mutuelliser, mais ce n'est pas indispensable :
> après tout, il arrive fréquemment que même des petits
> commerçants émettent des bons d'achat, et ceux-ci
> sont communément acceptés.
> Le boulot des banques, là-dedans, c'est juste de
> mutuelliser les risques de crédit. Ils accumulent
> plein d'hypothèques de plein de gens, et, en
> échange (et moyennant intérêts...), leur donnent
> des billets (ou des extraits de compte pour la
> monnaie émise par les banques privées) griffonés
> avec leur propre signature, censée donner plus
> confiance (en réalité, il n'y a pas vraiment besoin de
> confiance, puisque l'Etat contraint chacun - sous
> peine de saisie - à payer ses impôts dans la monnaie
> émise par les banques).
> Et l'Etat ? C'est le parasite. Si vous, vous produisez
> des carottes, vous pouvez naturellement émettre des
> "bons pour des carottes". Mais que produit l'Etat ?
> Rien. Il vit du racket de la population. Des bons pour
> quoi pourrait-il émettre ? Des "bons pour des tracasseries
> administratives" ? Les entreprises publiques peuvent
> certes émettre des titres (la RATP émet ainsi des tickets
> de métro), mais il n'existe aucune contrepartie à la
> toute grosse masse des dettes de l'Etat. Toute la dette
> de l'Etat n'est garantie que par la promesse de l'Etat
> qu'il va racketter jusqu'au meurtre les générations
> futures. La valeur des dettes de l'Etat (et de la monnaie
> en laquelle ces dettes sont libellées) reflète la confiance
> qu'ont les marchés financiers dans la capacité des
> milices de fonctionnaires à racketter, chaque année
> davantage, la population.
> Et quand les opérateurs se rendent compte que, quelle
> que soit leur férocité, les fonctionnaires ne seront jamais
> capable de racketter de l'argent qui, de toutes façons,
> n'existe pas (hé oui, les intérêts sont dus, mais n'ont
> jamais été émis : ils ne pourront jamais être remboursés !),
> hé bien, la notation de l'Etat s'effondre, comme en Grèce.
> Ensuite, ça s'emballe.
> Dobb
D'accord !
Actuellement si un groupe de personne frappe une monnaie alternative
pour commercer ensemble, ils ont des problèmes graves, avec la justice.
Le monopole des banques et férocement défendu.
Le contrôle de la population par "l'état" est effectivement constitutif
du système de protection de ce monopole.
Connaissez-vous un exemple historique où le commerce et les monnaies
franches ou libres ont put se développer sans un minimum de supervision
étatique ?
Comment sécuriser les activité marchandes et monétaires sans les
fonctionnaires de la Justice, par exemple ?
Vos propos me rappelle cette lecture : http://fr.wikipedia.org/wiki/Anarcho-capitalisme
Cordialement | 
02-09-2010, 07:25 PM
| | | Re: Pour réduire la dette, aidons les riches à (bien) dépenser leur argent "Démotivator" : - quote -
> > > Je ne vois pas vraiment pourquoi parce que, sauf erreur de ma part :
> > > Google est né en 1998-1999 et le financement était celui d'amis et de la famille des deux
> > > chercheurs-inventeurs du système.
> > > Si, comme le préconise Jorion, l'Etat taxe cet argent, les
> > investisseurs en question n'auraient pas pu investir, puisqu'ils
> > n'auraient plus eu l'argent !
> Mais qui de la poule ou de l'oeuf était là en premier ?
Pour réaliser un projet, il faut :
1/ une idée
2/ des gens pour la mettre en oeuvre
3/ des ressources (financières, temps, etc) dans lesquelles
ceux qui réalisent le projet peuvent puiser, le temps que
le projet en question produise des fruits.
Sans financement, il n'y a pas de projet. Vous dites
vous-même que des proches ont financé Google à
ses débuts ! Il n'y a pas que des proches d'ailleurs.
Si l'Etat avait piqué le pognon de ces proches sous
prétexte (Jorion) "qu'ils n'en avaient pas besoin", hé
bien, ils n'auraient pas pu financer Google, et le
projet ne se serait jamais concrétisé. - quote -
> Bref! nous constatons que la création de Google n'est solument pas liée au marché de la finance;
> CQFD.
Vous dites vous-même "le financement était celui d'amis
et de la famille" ;-))) - quote -
> > > Oui, effectivement.
> > > Mais, au bout du compte de la crise actuelle, que restera t-il ?
> > > Ca dépend quand l'Etat fera faillite. Plus tard il fera faillite,
> > moins il restera d'entreprises.
> C'est un point de vue.
> la faillite d'un état c'est aussi la faillite de son système monétaire !
Oui. De *son* système monétaire, comme vous le précisez
bien.
Et comme ce système monétaire est bétonné par un monopole
d'émission imposé par l'Etat, c'est, actuellement, le seul qui
existe.
Quand le monopole fera faillite, il n'y aura donc plus rien.
Mais comme les fonctionnaires ne seront plus payés, ils
n'iront plus travailler. L'interdiction faite aux gens d'émettre
leurs propres créances et de les faire circuler (en payant
les salariés, les fournisseurs, etc) tombera dès lors
de facto, et le monopole ira à la benne à ordures.
On aurait évidemment été mieux inspiré de libéraliser
l'émission monétaire un peu plus tôt, histoire de ne pas
se retrouver sur un continent sans la moindre monnaie.
Dans un système de libre concurrence monétaire, le
fait qu'un émetteur fasse faillite n'empêche absolument
pas l'économie de continuer à fonctionner : les opérateurs
qui utilisent la monnaie en faillite switchent illico sur une
autre monnaie, et c'est tout. - quote -
> Dans le début de votre post vous nous avez dit l'importance
> de cette relation : créance - billet de banque.
> Si l'état est absent les investisseurs n'ont plus d'argent non
> plus. Ils devront créer rapidement un ministère de l'argent
> pour frapper des pièces d'or et un ministère de la justice
> pour stopper les faux monnayeurs. :-)
> Ils devront élire les ministres en charge de ces fonctions ! :-)
Vous ne comprenez manifestement pas qu'un Etat est
juste un élément parasitaire dans une monnaie. On n'a
pas besoin de lui ! Pour créer ce qu'on appelle un "billet
de banque" basique, il vous suffit de prendre un bout de
papier, et d'écrire au sylo "bon au porteur pour 10
carottes", et en-dessous, d'indiquer "billet émis par
Demotivator, producteur de carottes, sis à
Glande-Sur-Rhénale dans le Bas-Rhin, échangeable
à tout moment contre 10 carottes de ma production".
Vous pouvez indiquez, en plus, les garanties (hypothèques,
etc) que vous apportez, ainsi que les coordonnées du
notaire dépositaire. Et c'est tout ! Toute personne qui a
confiance dans votre monnaie (à long terme ou à court
terme selon l'usage qu'elle prévoit) pourra accepter (ou
ne pas accepter : elle est libre) que vous la payiez avec
vos bons. Et une fois en possession de vos bons, cette
personne est libre de faire ce qu'elle veut de ses bons :
soit elle revient un peu plus tard chercher des carottes
chez vous (dans ce cas, vous lui donnez ses carottes et
vous rentrez en possession de votre bon, que vous
déchirez, puisqu'une créance envers soi-même ne vaut
rien), soit elle va acheter autre chose chez quelqu'un
d'autre qui accepte ces bons. Dans ce cas, votre
créance circule, et sert donc de monnaie, de moyen
de paiement. Et un jour, quelqu'un viendra vous
acheter des carottes avec ce bon, que vous déchirerez,
démonétisant ainsi vos billets.
Voilà. Bien sûr, si vous voulez inspirer davantage
confiance et rendre ainsi votre monnaie plus liquide,
il vaut mieux mutuelliser, mais ce n'est pas indispensable :
après tout, il arrive fréquemment que même des petits
commerçants émettent des bons d'achat, et ceux-ci
sont communément acceptés.
Le boulot des banques, là-dedans, c'est juste de
mutuelliser les risques de crédit. Ils accumulent
plein d'hypothèques de plein de gens, et, en
échange (et moyennant intérêts...), leur donnent
des billets (ou des extraits de compte pour la
monnaie émise par les banques privées) griffonés
avec leur propre signature, censée donner plus
confiance (en réalité, il n'y a pas vraiment besoin de
confiance, puisque l'Etat contraint chacun - sous
peine de saisie - à payer ses impôts dans la monnaie
émise par les banques).
Et l'Etat ? C'est le parasite. Si vous, vous produisez
des carottes, vous pouvez naturellement émettre des
"bons pour des carottes". Mais que produit l'Etat ?
Rien. Il vit du racket de la population. Des bons pour
quoi pourrait-il émettre ? Des "bons pour des tracasseries
administratives" ? Les entreprises publiques peuvent
certes émettre des titres (la RATP émet ainsi des tickets
de métro), mais il n'existe aucune contrepartie à la
toute grosse masse des dettes de l'Etat. Toute la dette
de l'Etat n'est garantie que par la promesse de l'Etat
qu'il va racketter jusqu'au meurtre les générations
futures. La valeur des dettes de l'Etat (et de la monnaie
en laquelle ces dettes sont libellées) reflète la confiance
qu'ont les marchés financiers dans la capacité des
milices de fonctionnaires à racketter, chaque année
davantage, la population.
Et quand les opérateurs se rendent compte que, quelle
que soit leur férocité, les fonctionnaires ne seront jamais
capable de racketter de l'argent qui, de toutes façons,
n'existe pas (hé oui, les intérêts sont dus, mais n'ont
jamais été émis : ils ne pourront jamais être remboursés !),
hé bien, la notation de l'Etat s'effondre, comme en Grèce.
Ensuite, ça s'emballe.
Dobb | 
02-09-2010, 06:09 AM
| | | Re: Pour réduire la dette, aidons les riches à (bien) dépenser leur argent Le 09/02/2010 00:22, Dobb a écrit : - quote -
> "Démotivator" :
> > > En suivant la méthode Jorion, il n'y a plus de création de
> > > nouvelles entreprises. Jamais Google n'aurait pu voir le jour
> > > si personne n'a la possibilité de réinvestir ses dividendes dans
> > > Google plutôt que dans la filature de laine du 19ème siècle !
> > > Je ne vois pas vraiment pourquoi parce que, sauf erreur de ma part :
> > Google est né en 1998-1999 et le financement était celui d'amis et de la famille des deux
> > chercheurs-inventeurs du système.
> Si, comme le préconise Jorion, l'Etat taxe cet argent, les
> investisseurs en question n'auraient pas pu investir, puisqu'ils
> n'auraient plus eu l'argent !
Mais qui de la poule ou de l'oeuf était là en premier ?
Bref! nous constatons que la création de Google n'est absolument pas
liée au marché de la finance; CQFD. - quote -
> > > Au bout du compte, il n'y aura plus que de vieilles entreprises
> > > complètement sclérosées et dépassées, qui ne survivront (mais
> > > pas longtemps because la concurrence internationale) que
> > > grâce à l'interdiction de fait faite par l'Etat de financer et de
> > > créer de nouvelles entreprises.
> > > > Oui, effectivement.
> > Mais, au bout du compte de la crise actuelle, que restera t-il ?
> Ca dépend quand l'Etat fera faillite. Plus tard il fera faillite,
> moins il restera d'entreprises.
C'est un point de vue.
la faillite d'un état c'est aussi la faillite de son système monétaire !
Dans le début de votre post vous nous avez dit l'importance de cette
relation : créance - billet de banque.
Si l'état est absent les investisseurs n'ont plus d'argent non plus. Ils
devront créer rapidement un ministère de l'argent pour frapper des
pièces d'or et un ministère de la justice pour stopper les faux
monnayeurs. :-)
Ils devront élire les ministres en charge de ces fonctions ! :-)
Les investisseurs sont des gens qui ont le sens de l'organisation.
Mais qui de la poule ou de l'oeuf était là en premier ?
Cordialement. | 
02-08-2010, 10:22 PM
| | | Re: Pour réduire la dette, aidons les riches à (bien) dépenser leur argent "Démotivator" : - quote -
> > En suivant la méthode Jorion, il n'y a plus de création de
> > nouvelles entreprises. Jamais Google n'aurait pu voir le jour
> > si personne n'a la possibilité de réinvestir ses dividendes dans
> > Google plutôt que dans la filature de laine du 19ème siècle !
> Je ne vois pas vraiment pourquoi parce que, sauf erreur de ma part :
> Google est né en 1998-1999 et le financement était celui d'amis et de la famille des deux
> chercheurs-inventeurs du système.
Si, comme le préconise Jorion, l'Etat taxe cet argent, les
investisseurs en question n'auraient pas pu investir, puisqu'ils
n'auraient plus eu l'argent ! - quote -
> > Au bout du compte, il n'y aura plus que de vieilles entreprises
> > complètement sclérosées et dépassées, qui ne survivront (mais
> > pas longtemps because la concurrence internationale) que
> > grâce à l'interdiction de fait faite par l'Etat de financer et de
> > créer de nouvelles entreprises.
> > Oui, effectivement.
> Mais, au bout du compte de la crise actuelle, que restera t-il ?
Ca dépend quand l'Etat fera faillite. Plus tard il fera faillite,
moins il restera d'entreprises.
Dobb |
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