"gidaz" <gidaz@free.fr> a écrit dans le message de groupe de discussion :
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> Bonjour,
> On trouve de plus en plus de discours qui attribuent l'endettement des
> états
> au problème de la création monétaire: Depuis 1973 pour la France, puis par
> l'art 104 du traité de Maastricht, puis l'art 123 du traité de Lisbonne,
> les
> états n'ont plus le droit de créer eux mêmes leur propre monnaie. Ils
> doivent emprunter ( avec intérèts) aux banques privées, qui elles ont le
> droit de création monétaire quand elles concèdent un crédit à un
> emprunteur.
> Si on fait le calcul des intérêts composés pour la France, par exemple, on
> trouve que ce système est responsable de 90 % de la dette.
l'argent des intérêts n'existe pas !
http://www.michaeljournal.org/ilenauf.htm
le Problème :
"... L'argent de Martin a circulé dans l'île. Les échanges se sont
multipliés en se simplifiant. Tout le monde se réjouit et salue Martin avec
respect et gratitude.
Cependant, le prospecteur, est inquiet. Ses produits sont encore sous terre.
Il n'a plus que quelques piastres en poche. Comment rembourser le banquier à
l'échéance qui vient?
Après s'être longtemps creusé la tête devant son problème individuel, Thomas
l'aborde socialement:
«Considérant la population entière de l'île, songe-t-il, sommes-nous
capables de tenir nos engagements? Martin a fait une somme totale de 1000 $.
Il nous demande au total 1080 $. Quand même nous prendrions ensemble tout
l'argent de l'île pour le lui porter, cela ferait 1000 pas 1080. Personne
n'a fait les 80 $ de plus. Nous faisons des choses, pas des piastres. Martin
pourra donc saisir toute l'île, parce que tous ensemble, nous ne pouvons
rembourser capital et intérêts.
«Si ceux qui sont capables remboursent pour eux-mêmes sans se soucier des
autres, quelques-uns vont tomber tout de suite, quelques autres vont
survivre. Mais le tour des autres viendra et le banquier saisira tout. Il
vaut mieux s'unir tout de suite et régler cette affaire socialement.» ..."
la solution actuellement utilisée :
"...«Comment pouvons-nous vous apporter 1080 $ quand il n'y a que 1000 $
dans toute l'île?»
- «C'est l'intérêt, mes bons amis. Est-ce que votre production n'a pas
augmenté?»
- «Oui, mais l'argent, lui, n'a pas augmenté. Or, c'est justement de
l'argent que vous réclamez, et non pas des produits. Vous seul pouvez faire
de l'argent. Or vous ne faites que 1000 $ et vous demandez 1080 $. C'est
impossible!»
- «Attendez, mes amis. Les banquiers s'adaptent toujours aux conditions,
pour le plus grand bien du public... Je ne vais vous demander que l'intérêt.
Rien que 80$. Vous continuerez de garder le capital.»
- «Vous nous remettez notre dette?»
- «Non pas. Je le regrette, mais un banquier ne remet jamais une dette. Vous
me devrez encore tout l'argent prêté. Mais vous ne me remettrez chaque année
que l'intérêt, je ne vous presserai pas pour le remboursement du capital.
Quelques-uns parmi vous peuvent devenir incapables de payer même leur
intérêt, parce que l'argent va de l'un à l'autre. Mais organisez-vous en
nation, et convenez d'un système de collection. On appelle cela taxer. Vous
taxerez davantage ceux qui auront plus d'argent, les autres moins. Pourvu
que vous m'apportiez collectivement le total de l'intérêt, je serai
satisfait et votre nation se portera bien.» ..."
"...«Allons, mes amis, raisonnons un peu. Si vos terres sont plus belles,
c'est grâce à moi. Un bon système bancaire est le plus bel actif d'un pays.
Mais pour en profiter, il faut garder avant tout la confiance dans le
banquier. Venez à moi comme à un père... Vous voulez d'autre argent? Très
bien. Mon baril d'or vaut bien des fois mille dollars... Tenez, je vais
hypothéquer vos nouvelles propriétés et vous prêter un autre mille dollars
tout de suite.»
- «Deux fois plus de dette? Deux fois plus d'intérêt à payer tous les ans,
sans jamais finir?»
- «Oui, mais je vous en prêterai encore, tant que vous augmenterez votre
richesse foncière; et vous ne me rendrez jamais que l'intérêt. Vous
empilerez les emprunts; vous appellerez cela dette consolidée. Dette qui
pourra grossir d'année en année. Mais votre revenu aussi. Grâce à mes prêts,
vous développerez votre pays.»
- «Alors, plus notre travail fera l'île produire, plus notre dette totale
augmentera?»
- «Comme dans tous les pays civilisés. La dette publique est un baromètre de
la prospérité.» ..."
> Si cette théorie est exacte ( elle a été adoptée par Maurice Allais et
> bien
> d'autres...) il est urgent de remettre la création monétaire hors de la
> sphère du privé, par exemple entre les mains d'une banque centrale, comme
> la
> BCE.
> Qu'en pensez-vous?
J'en pense que nous somme asservis parce que nous ne pouvons pas choisir
notre "argent".
Il est possible d'utiliser des monnaies régionales et de mettre en
concurrence, les banques locales privées émettrices de ces monnaies
Par exemple :
http://selidaire.org/spip/IMG/pdf/p07.pdf