Je relis dans mon journal que les économistes considèrent
l'inflation comme un facteur de brouillage de l'information
des prix; mais alors qu'on murmure pour le recours à la planche
à billet aux USA et que certains commencent à appeler l'inflation
de leur voeux, ne pourrait-on pas contempler la possibilité
que constituerait de fixer l'inflation à un taux élevé mais
stable ?
- Si le taux est stable, le calcul des prix reste prévisible.
- Un tel dispositif permettrait de se défaire du paradoxe de
la fiscalité : s'agissant uniquement de rééquilibrer une
*représentation* dont l'Etat est de toutes façons garant,
il est assez honteux que nous ne sachions pas faire autrement
que nous imposer tout *le stress* de la perception d'impôts.
- Reste à se demander (entre autres) comment représenter les prix. Un
angle amusant est que si le taux d'inflation stabilisé est
en effet très élevé, on pourrait représenter les prix (quels
qu'ils soient) au moyen (d'une représentation directe) de la date à laquelle
ils étaient ou seront égaux à un montant standard. On donnerait ainsi une
substance particulièrement prégnante au dicton "le temps c'est de l'argent" en
même temps qu'une représentation stable (inflation forte sans valse des
étiquettes

. Un effet psychologiquement intéressant est que les prix élevés
correspondent à des dates passées de plus en plus anciennes alors que les prix
bas correspondent à des dates futures de plus en plus lointaines. Bref des tas
de ramifications, d'où exercice 1 : comment est-ce qu'on agrège deux prix
dans ce système ?
Cordialement, B.
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"L'argent a été inventé pour réduire l'arithmétique en esclavage"