dans l'article 3fb48839$0$249$626a54ce@news.free.fr, Wandet à
awandet.andheq@libertysurf.fr a écrit le 14/11/03 8:46*:
> Il y a quelque decennies les stylos billes sont entrés dans l'ere des
> produits jetables
> Puis la dérive s'est installée avec des produits plus elaborés a remplacer
> plutot que
> de les reparer
> Pour finalement en arriver ces dernieres années a ce que des entreprises
> entieres soient
> jetables . Mais ce qui est devenu nouveau c'est que la main d'oauvre est
> devenue elle
> aussi un produit de consommation jetable . Tout ceci sans que personne ne se
> preoccupe
> des consequences sur le devenir de la societe.
> Seulement nous allons en voir arriver le terme car deja les dirigeants des
> entreprises
> deviennent eux aussi des produits jetables et J2M a ouvert la voie.
> Alors plutot que de se polariser sur telle ou telle communaute il serait
> urgent de regarder
> comment fonctionne notre societe et remettre l'Homme au centre de toutes les
> decisions
> concernant sa vie et ses rapports avec la société
On s'est beaucoup préoccupé des rapports patrons-salariés, en faisant
semblant de croire que les patrons eux-mêmes maîtrisaient leur boite.
Ca fait longtemps que le modèle paternaliste et patrimonial n'existe plus
que dans les PME, et encore.
Ce genre de mode de propriété et de gestion correspond à la période de
croissance du capitalisme industriel. Si on peut risquer une analogie
biologique, le mode de développement d'un f¦tus passe par des caractères
archaïques de l'espèce qu'il abandonne dans sa croissance, et c'est pareil
pour les entreprises, qui reproduisent au cours de leur croissance les modes
de gestion et d'attachement patrimonial, qui correspondaient au début du
Capitalisme industriel.
Aujourd'hui la finance à pris le contrôle des entreprises, contrôle direct
pour les grosses, et contrôle indirect (par les banques) pour les petites.
Et les intérêts de la finance n'ont plus rien à voir avec ceux d'un patron
ou d'une famille, dont la saga s'identifiait avec une entreprise. Il n'y a
plus de lien affectif. La machine financière roule pour elle même et sa
musique de marche ce sont les résultats et rien d'autre. Elle n'a aucun
intérêt objectif à maintenir en vie une entreprise, en attendant des jours
meilleurs, si son désengagement lui permet de "placer" ses capitaux ailleurs
avec une meilleure rentabilité, ou si, pire encore, la liquidation d'une
entreprise (cas du groupe Tapie, par exemple), lui fait gagner encore plus
de fric que son maintien, par ce qu'elle a des billes dans les vautours qui
se partageront la dépouille.
Le Capitalisme est, par essence cannibale, s'il lui faut bouffer ses propres
tripes pour survivre un peu plus longtemps, il n'hésite absolument pas.
Après tout les capitaux sont nomades, il pourront toujours aller parasiter
une autre boite, ou étrangler un autre pays.
Le plus choquant est que les organisme para étatiques ou d'Etat, de lissage
social ou de régulation, qui sont sensés s'interposer, ont adopté
exactement la même logique.
Le tout au nom de la Liberté, bien entendu.