"Gilles Chomel" <gilles.chomel.nospam@free.fr> a écrit dans le message de
news: 4176b35f$0$30568$626a14ce@news.free.fr...
> L'autre soir, aux infos, je suis tombé sur la fin d'un reportage qui
> décrivait un nouveau type d'étiquettes pour super-marché qui éviterait de
> contrôler un par un à la main les achats en grande surface. La personne
> interviewée parlait d'un gain de 5% dans les coûts de main d'oeuvre
induits
> par cette innovation à base d'une puce intégrée aux étiquettes.
>
> A rapprocher des gains de productivité déjà enregistrés dans la grande
> distribution du fait de la concentration et de la rationalisation des
> processus dans ce secteur. Le secteur tertiaire qui -aux dires des
> économistes- devait compenser l'afflux de main-d'oeuvre issue du primaire
et
> du secondaire. Par ailleurs on a vu que des services comme la
> téléprospection pouvaient délocaliser.
>
> J'entends bien les injonctions de Sarkozy et de Camdessus de nous "mettre
au
> travail", oui, mais quoi ? On a déjà l'une des meilleure productivité au
> monde du fait du travail de nos chercheurs. Camdessus nous dit d'aller
> travailler dans l'"économie de la connaissance". Ca me parait un peu
faible
> à notre époque de mutation! Les postes de chercheurs ou de techniciens de
> recherche ne sont pas nombreux et combien même cela serait, la recherche a
> pour effet d'améliorer la productivité. Le serpent se mord la queue. Les
> news-group comme ici me paraissent être une illustration parfaite de
> l'économie de la connaissance et pourtant nos échanges y sont gratuits!
>
> A vous lire
Oui, exactement : le serpen se mord la queue.
Dans le cadre du libre échange total permettant la concurrence effrénée des
pays à vas salaires qui se modernisent aussi, les dirigeants n'ont pas
d'autre recours que celui de la course à la productivité en utilisant au
maximum les ressources du progrès qui s'épuise sans pouvoir apporter aux
hommes ce qu'ils attendaient de lui.
La seule solution possible pour sortir de ce cercle maléfique est le
protectionnisme du continent européen par rapport aux continents qui
pratiquent les bas salaires.
Mais les dirigeants ne veulent pas déroger à la pensée unique, à vrai dire
oligarchique, celle qui conduit le monde à travers d'organisations mondiales
discrètes comme la Trilatérale et les incline à faire des choses que nous ne
comprenons pas.
La pseudo constitution européenne que l'on nous propose, est une
illustration parfaite de cette dérive qui dure depuis 30 ans.
En effet, elle confime le libre échange de 1972, réitéré par 4 fois dans le
traité de Maastricht , réaffirmé par celui d'Amsterdam. Hors, c'est
exactement depuis ces accords que l'europe est en crise économique
permanante.
Il faudrait en prendre conscience comme nous y invitaient déjà Maurice
Allais et Jean Athuis en 1993 et 1994. Je souligne que ces deux éminentes
personnalités, l'un prix nobel d'économie, l'autre commissaire aux comptes
de métier, rapporteur de Bugjet au Sénat, puis ministre de l'économie, sont
pourtant bien des libéraux. Noter bien aussi que le 23 juin dernier, la
commission du Sénat sur les délocalisations conclue à la nécessité d'un
colbertisme. Voici le lien pour ce rapport :
http://www.senat.fr/rap/r03-374/r03-374.html.
Vous pouvez le lire en ligne
Je vous recommade de le commander et l'étudier attentivement.
Raoul louis Cayol