loisillon wrote:
> In article <dmvoob$bpp$1@apollon.grec.isp.9tel.net>, Cayol Raoul
> says...
> >
> > Voici comment nous avons été trahis par les français qui ont ouvert
> > l'Europe aux anglo-américains:
> > http://www.solidariteetprogres.org/s...DossierUEM.pdf
> >
> > ( Servez-vous de la loupe grossissante )
>
> L'introduction du néo-libéralisme dans nos institutions politiques
> revêt, à bien des égards d'un processus de complot. En particulier le
> retournement monétaire des années 80 s'est opérée dans tous les pays
> du monde développé sans aucun débat démocratique sur le sujet*.
Assez vrai. Il faut cependant prendre en compte le fait qu'à une table
de jeu, les joueurs ont une stratégie, un savoir et aussi une morale.
Dès lors qu'un des joueurs brise l'ordre établi, les autres joueurs
sont forcés de s'adapter sous peine de devenir systèmatiquement perdant.
Naturellement, l'alternative est d'arréter de jouer. Encore faut-il
être plusieurs à vouloir arréter de jouer à une table pour rétablir un
jeu sur une autre table avec de nouvelles règles.
Je veux simplement dire par là que la liberté est parfois contrainte
par autre chose que des lois ou des réglements, elle est contrainte par
la stratégie de l'autre (au sens propre) et l'instrumentalisation du
contexte.
> Les
> banquiers parlent aux banquiers, circulez il n'y a rien à voir. Or le
> renchérissement de l'argent a été un des principaux instruments de la
> finance internationale pour enchaîner les états démocratiques et
> démanteler les syndicats. Mais la Société du Mont-Pèlerin est bien
> marrie de n'être pas encore revenu à ce monde béni d'avant Roosevelt.
>
> * cf la politique de Paul Volcker commencée avant même l'arrivée de
> Reagan au pouvoir.
Les banquiers centraux restent, sous certaines modalités, sous le
contrôle des politiques. Est-ce que ces derniers n'ont rien vu venir
par incompétence, laxisme, faiblesse ? ou bien, ont-ils laisser faire ?
D'une façon plus générale, la financiarisation est excessive en ce sens
qu'elle dépasse l'entendement du plus grand nombre (même des politiques
!!). L'approche de démenbrement des titres de propriété poussée à
l'extrème porte en elle même une cesure entre la population et sa
conscience politique. Bref, il s'agit bien d'une menace sur la
démocratie.
J'en ai déjà parlé dans ce ng avec PG. Il y a selon moi deux menaces
sur la démocratie, la première est celle de la financiarisation
excessive, la seconde est celle du financement des partis politiques.
Pour un libéral respectueux de l'état de droit comme moi, ce sont les
réels problèmes d'aujourd'hui. La mondialisation, l'immigration n'étant
en rien des menaces sur la démocratie.
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