"critico" <pierre.rios@numericable.fr> a écrit dans le message de news:
1177779846.782552.195850@n59g2000hsh.googlegroups. com...
A écouter et/ou lire les déclarations des candidats, on comprend que
le public ne comprenne rien quand on leur parle d'économie .
Car ces beaux parleurs , au lieu de s'appuyer sur des chiffres même
approximatifs , se gargarisent de mots qui plombent complètement leurs
conclusions .
Dernièrement, notre Ségolène nationale a énoncé bravement qu'elle
favoriserait l'actionnariat des salariés, car ça augmenterait la
productivité et leur pouvoir d'achat .
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Je suis personnellement contre le fait qu'ue partie de la rémunération des
travailleurs soit détournée sous la forme d'une pseudo rémunération du
capital. La rémunération du travail correspond au paiement donnant-donnant
d'un service réel contre un pouvoir d'achat "certain", c'est à dire d'une
masse de biens réels susceptibles d'être consommés. Celle du capital
correspond à une opération financière dont la rémunération relève de la
renonciation à consommer (en gros un taux d'intérêt) et de l'acceptation
d'un risque sur lequel le prêteur doit légitimement disposer d'un certain
contrôle (il ne prêtera pas à n'importe qui, il devra pouvoir contrôler le
gestionnaire des fonds et si le risque est important, la primede risque doit
l'être aussi).
Danns le cas de l'actionnariat des salariés aucune condition n'est remplie :
on décide arbitrairement à sa place de remplacer la rémunération "certaine"
(donc de lui imposer sa renonciation à consommer), par un titre financier
pour lequel il n'a choisi, ni la destination, plus ou moins risquée, ni
surtout ceux qui vont gérer ce risque pour son compte.
Les salariés d'Airbus qui se sont trouvés dans l'obligation de faire
confiance à leur PDG de l'époque pour gérer leur épargne forcée, ont-ils été
satisfaits de constater que les résultats de cette gestion, ont consisté en
2 euros de prime d'intéressement pour 2006, contre 8 millions de prime de
départ pour ledit PGD, sachant que ce dernier, a curieusement vendu ses
stocks options quelques jours avant la publication des problèmes techniques
rencontrés par Airbus. Ce qui peut également être interprété également comme
un préjudice vis à vis des actionnaires (dont font partie les salariés dont
il est question)
Sur le premier point, les avis sont partagés car les essais actuels
présentent des faces positives ( les salariés d'Effage dernièrement )
et d'autres des effets nuls .
Mais sur le second point évoqué par Mme Royal , on doit mettre un gros
bémol .
Comment augmenter le pouvoir d'achat de ceux qui détiennent des titres
de leur société ?
On ne peut acheter, donc détenir un pouvoir d'achat, que si l'on
dispose de moyens de paiement( dixit la Palisse) .
Comme les titres sont bloqués, pas de pouvoir d'achat . Donc, erreur
de jugement .
Si on rétorque que les salariés peuvent vendre leurs titres contre
argent comptant, ils augmenteront effectivement leur pouvoir d'achat,
mais....ils ne seront plus actionnaires .
Désolé, mais sur ce point, zéro pointé !
D'autres perles du même acabit se retrouvent dans ses autres
interventions et aussi dans celles de Bayrou et de Sarkozy .
Alors, pourmettre un peu d'optimisme dans mes propos, une vieille
histoire qu'on se passait sur les bancs de la fac .
X : Peux-tu me prêter 100 balles ?
Y : Oui, bien volontiers .
X: Mais tu ne me donneras aujourd'hui que 50 .
Y: Comme tu veux. Voici tes 50 .
X : Donc tu me dois encore 50 sur ce que tu as m'a promis .
Y : Bien sûr .
X : Alors , puisque je te dois les 50 que tu m'as donnés et que toi tu
me dois encore 50 , nous sommes quittes .Au revoir et merci encore .
Y : Euh.....
Appliquez ça aux calculs des promesses et à leur financement et vous
serez comme Y ....sur le cul .
La politique, l'art de jouer sur les mots. Et ça marche sur ceux qui
croient tout sur paroles.
Si vous avez trouvé d'autres perles , citez les ici qu'on se marre un
peu .