"Si vous étiez intelligent, dites-moi donc qu'est-ce que je dois vous
demander à présent... Votre Sérénité, pouvez-vous me dire, c'est très
important, concentrez-vous, pouvez-vous me dire quel est le numéro du compte
en banque de monsieur ?
Oui.
Vous pouvez le dire ?
(---------) Oui !
Vous pouvez le dire ?
(-----------) Oui !!!
Il peut le dire!!! Bravo! Il est extraordinaire, il est vraiment
sensationnel."
Le Sahr RABIN-DRANATH DUVAL est-il crédible lorsqu'il dit qu'il peut le dire
? Grande question. C'est un peu le même problème sur un marché financier,
lorsqu'un intervenant donne son avis ou son objectif: il peut toujours le
dire. Quelles que soient ses raisons. Par contre la vraie valeur du titre,
le prix de l'action à une date donnée dans le futur, personne ne les
connaît.
Maintenant, à la différence du Sahr, parmi les gens qui disent qu'il faut
acheter ou vendre, il y en a qui sont longs, d'autres qui sont courts et
d'autres enfin qui sont hors du marché. Parmi ces gens, il y a aussi des
intervenants très différents: des joueurs de court ou de long terme, des
boursicoteurs du dimanche, des amateurs éclairés, des professionnels, des
analystes bien renseignés, et peut-être même des insiders. Alors bien sûr, a
priori, on ne peut pas savoir; il y a "assymétrie d'information" comme on
dit. Mais l'art du joueur, sa valeur ajoutée, c'est justement d'analyser
toute cette information: savoir trier le bon grain de l'ivraie, et
comprendre pourquoi, à un moment donné, les uns disent ceci et les autres
cela. Ceux qui lisent fmf plutôt que Boursorama, par exemple, pensent
peut-être que les Sahrs y sont moins des charlatans...
Bons succès pour 2004.
"mol" <molagnon.a.oter[at]ifremer.fr> a écrit dans le message de news:
bt3dva$pn6$1[at]iletudy.ifremer.fr...
- quote -
>
> Le fait que plein de gens voient plein de raisons de vendre, mais ne
puissent
> en citer aucune quand on les leur demande, me semble une excellente raison
pour
> acheter.
>