As-tu trouvé ton bonheur sur le site du Monep ?
http://www.monep.fr/ecole/index.htm
De façon simple, et extrêmement basique, une option, c'est de dire
que c'est "du virtuel". Au jour où tu la traites l'option, ce que tu
traites, c'est "ce qui dépassera, si ca dépasse".
Exemple, j'achète un call 100 sur une action (qui fabrique des balais
brosse) qui vaut 95 EUR.
Ce que je paye, c'est ce qui dépassera de 100 EUR à l'échéance (disons,
un mois). Et disons que j'ai payé 3 EUR pour acquérir cette option.
Si à l'échéance on est à 102, j'encaisse 2 à l'échéance, donc j'ai payé
trop cher.
Si on est à 95 à l'échéance, j'encaisse 0, donc j'ai payé trop cher
aussi.
Si à l'échéance on est à 110, je gagne 10 à l'échéance, donc j'ai
gagné.
Imagine que tu es vendeur d'un call.
C'est à dire qu'à l'échéance, tu me verseras ce qui est au-dessus de
100 (ou rien si on est en dessous).
Combien tu demandes aujourd'hui pour subir cette possible contrainte
demain ? Pour rentrer dans un tel engagement, tu demandes une
compensation, n'est-ce pas ? Car si la société de balais brosse
découvre une mine d'or sous son siège social, elle vaudra rapidement
8000 EUR, et tu devras me payer 8000-100 = 7900 EUR par call vendu.
Ouch. Encaisser 3 EUR avec le risque d'en perdre 7900 demain ?
Mais d'un autre côté, vu comme le cours est stable historiquement
(depuis 30 ans, ça a toujours coté entre 80 et 83 EUR), le potentiel
paraît limité, donc tu n'as pas trop de risque à me promettre de me
verser ce qui dépasse de 100...
Exemple de stratégie compréhensible : la vente de call couverts.
J'ai des actions XXX qui cotent 80 aujourd'hui, je vends des call XXX
100 à un mois. J'encaisse la prime (mettons, 5 EUR) aujourd'hui, tout
en sachant que si l'action monte, les gains au-delà de 100 EUR ne sont
pas pour moi, mais pour celui qui a acheté les options (et qui m'a payé
les 5 EUR).
J'ai donc accepté d'encaisser 5 EUR aujourd'hui (ca remplit le compte),
et en contrepartie, je limite mon potentiel d'appréciation du titre à
20 EUR (100-80).
Voilà basiquement l'idée pour un call, dans un langage terre-à-terre,
et sans rentrer dans la réalité des choses (parce qu'en fait, une
option, c'est bien autre chose :-) ).
Je laisse à ASP le soin de commenter cette stratégie désastreuse, et le
marketing des warrants, piège à gogos pour boursicoteurs du dimanche.