Dobb a écrit :
> "o.gehaime" :
>
>>> Faux, si il a besoin d'argent au bout de 10 ans d'actionnariat fidèle à toucher des dividendes
>>> (ou pas, des années ça peut ne pas être versé) et que le cours a plongé, il peut perdre du blé.
>> La faute aux spéculateurs.
>
> Les spéculateurs ont toujours bon dos.
Désolé, mais les bulles spéculatives, comme leur nom l'indique, c'est
quand même bien le produit de la spéculation...
Quand ça monte, ils ne se plaignent pas, par contre quand ça descend, on
les entend chialer.
Les spéculateurs, ça ose tout.
C'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait.
> Vous ne vous posez même pas la question de savoir d'où
> vient cet argent qui afflue sur les marchés lorsque la bulle se
> forme ! C'est pourtant la question essentielle : si de l'argent
> frais n'affluait pas, la bulle ne pourrait tout simplement pas
> se former, spéculateurs ou pas !
Bah oui, là je vous rejoint.
Le spéculateur, ce n'est que le pantin de la Grande Finance.
La création de monnaie est faite par les banques privées. Le spéculateur
n'est que leur instrument pour récolter plus rapidement les intérêts sur
le dos de l'économie réelle sans prendre aucun risque.
La preuve est que le jour où les bulles crèvent, la collectivité vient
au secours de ces pauvres banquiers.
Cf le très bon documentaire "L'argent-dette" de Paul Grignon.
> La spéculation en circuit
> fermé est un jeu à somme nulle : certains perdent, d'autres
> gagnent. Une bulle (càd le fait qu'il y ait des moment où tous
> les spéculateurs gagnent, car tout monte) ne peut exister que
> parce que de l'argent pris ailleurs est continuellement aspiré
> par les marchés financiers.
A somme nulle, exactement.
Certains spéculateurs baisent les autres.
Là où ça va pas, c'est quand ça a des répercussions sur l'économie
réelle et que la collectivité doit une fois de plus payer pour payer les
intérêts et le principal de la monnaie engagée dans le Grand Casino.
>
> Cet argent qui alimente les bulles, il provient bêtement de
> vos impôts : ceux-ci servent à payer le "service" de la dette,
> càd les intérêts. Ce sont ces intérêts que les milices de Bercy
> vous pompent qui sont directement réinjectés sur les marchés
> financiers, et alimentent ainsi les bulles spéculatives. L'impôt,
> c'est le carburant par excellence de la spéculation.
Délire de néolibéral.
L'Etat, comme les entreprises, les humbles particuliers et les
spéculateurs, dépendent des banques dans leur apport initial d'argent.
Ils doivent leur rembourser le principal et les intérêts.
Chacun fait la course à l'achalotte pour essayer de récupérer quelques
minables brouzoufs et les rendre à son banquier.
>
> Finalement, vous ressemblez à Sarkozy, qui préfère lui aussi
> accuser les spéculateurs de tous les maux,
Sarko n'est qu'un guignol mis en place au pouvoir par les financiers et
les lobbies industriels qui brasse du vent pour amuser les électeurs.
Il est capable de dire tout et son contraire.
Une flagrante illustration ici:
http://www.dailymotion.com/video/x3z...hange_politics
> alors qu'il est
> lui-même le principal pourvoyeur d'argent des spéculateurs,
> celui sans lequel la spéculation serait parfaitement inoffensive !
>
> Lorsque les étatistes prônent leurs relances keynésiennes et
> leurs politiques de grands travaux, il y a toujours une chose
> sur laquelle ils ne voudront jamais insister : c'est que ces
> politiques induisent toujours, via l'endettement corrolaire
> de l'Etat,
C'est là que revient en force le concept d'argent-dette.
Dans le système actuel, sans la dette, pas d'activité économique possible.
Mauvais système, changer de système.
> un énorme afflux d'argent frais vers les marchés
> financiers,
Si l'argent avait la capacité de diriger lui-même la monnaie, cela
n'arriverait pas.
Pouvez remercier Napoléon le minus et le roi d'Angleterre pour cela.
>> Pour chaque euro de cours d'action perdu, il faut pendre
>> un spéculateur.
>
> Encore une fois : la spéculation en circuit fermé est un
> jeu à somme nulle.
Jeu à somme nulle en cercle fermé, oui. Tout irait bien si les pouvoirs
en place ne faisaient pas tout pour engager dans ce cercle des gens qui
n'y sont pour rien.
En fait, ce sont plutôt être des banquiers et des synarches que l'on
devrait pendre.
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