Le G7 ne se prononce pas sur le taux de change du dollar Un peu plus d’une semaine après le sommet du G20 à Pittsburgh, le G7 d’Istanbul de ce week-end suscitait peu d’espoirs. En effet, tout ou presque fut dit lors du G20. Même le dollar, qui ne fut pas évoqué officiellement, fut dans les bouches des responsables présents. Tim Geithner, le secrétaire au Trésor américain, s’était d’ailleurs efforcé en marge du sommet de rassurer ses partenaires européens en soulignant que Washington veut une politique du dollar fort.
Les européens, notamment Christine Lagarde, ont paru s’en satisfaire. Toutefois, personne n’est dupe. En effet, la situation actuelle sur le marché des changes fait l’affaire des américains. Avec un dollar faible face aux autres devises, ils peuvent espérer doper en théorie les exportations américaines et, par corollaire, diminuer le gigantesque déficit commercial américain. Certains analystes soupçonnent par conséquent les Etats-Unis d’avoir l’intention de laisser filer le taux de change du dollar. D’ici à la fin de l’année, les pronostics vont bon train, certains anticipant un dollar à 1,55 euro contre 1,45 de nos jours.
Cependant, une autre solution existe mais celle-ci semble, à l’heure actuelle, peu réaliste. Si, par miracle, Pékin décidait de remonter plus rapidement le taux de change du yuan, qui est sous évalué, le déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine s’en verrait amoindri. Ainsi, nul besoin de laisser filer le billet vert face aux autres monnaies et notamment face à l’euro. Pour autant, en dépit des efforts de Pékin, qui furent salués dans le communiqué du G7, le yuan reste toujours très faible face au dollar. En effet, Pékin n’a pas réellement intérêt à céder aux pressions. Au demeurant, ces pressions s’avèrent plutôt peu efficaces, au regard du ton employé par le G7. |