Les cambistes réduisent leurs positions risquées L'optimisme n'a toujours pas regagné le marché des changes en ce vendredi matin. En effet, les devises liées aux matières premières ainsi que l'euro, qui est fortement corrélé à l'évolution des bourses, continuent de s'afficher en berne face aux valeurs refuge, dollar et yen en tête.
Soubresaut de cette dernière séance de la semaine, l'euro réussit toutefois l'exploit d'arracher quelques pips face au dollar, mais continuait son recul face à la devise nippone.
Dans le contexte international actuel, il n'est pas vraiment surprenant que la monnaie unique européenne ne parviennent pas à s'extraire du niveau de 1,41 dollar. D'abord, les inquiétudes concernant la Grèce et le Portugal pèsent toujours lourdement sur l'euro mais il faut aussi ajouter à ces inquiétudes les déclarations des autorités chinoises visant à éviter une surchauffe de leur économie qui ont détourné les investisseurs des devises jugées à risque. Les mesures de limitation des crédits attendues en Chine éveillent l'inquiétude des marchés qui craignent un ralentissement de l'économie mondiale à terme. Enfin, les déclarations hier du président américain Barack Obama ont fini de déprimer les places financières mondiales, la plupart des bourses terminant dans le rouge. L'administration américaine envisage en effet de réguler très strictement le secteur bancaire américaine, avec dans le collimateur les grandes banques et les banques d'affaires de Wall Street. Cette annonce ne fut pas du goût des investisseurs qui n'ont pas tardé à faire entendre leur mécontentement, mécontentement qui s'est aussi répercuté sur le taux de change de l'euro. |