La perdition de l'euro devrait se poursuivre sur le moyen terme En milieu d'échanges européens, la monnaie unique européenne se stabilisait face au billet vert alors que les déclarations des ministres des Finances réunis au Canada à l'occasion du G7 n'ont, évidemment, pas permis de rassurer les investisseurs du marché des changes.
Pour résumer, les ministres des Finances ont souligné l'espoir d'une prochaine sortie de crise alors que la problématique de la dette souveraine des Etats ne cesse d'agiter les marchés. Le cas de la Grèce, qui devrait annoncer dans quelques jours de nouvelles mesures pour lutter contre le gaspillage, semble en passe d'être résolu. La Commission Européenne a en effet mis sous étroite surveillance le pays, ce qui n'exclut pas qu'à l'avenir la Grèce puisse devoir faire appel au Fonds Monétaire International. Cette hypothèse n'est pas exclue des marchés.
Outre le cas de la Grèce, ce sont les cas du Portugal, de l'Espagne voire de l'Italie qui éveillent l'inquiétude et pénalisent la monnaie unique européenne sur le marché des changes. Le message du G7 fut assez clair : c'est à l'Union Européenne de gérer elle-même ces difficultés. Bien que les ministres des Finances présents ont montré leur solidarité, c'est un problème pour l'instant uniquement européen.
Les investisseurs du marché des changes ont été très déçus de cette réunion qui devait aborder le thème de la dette souveraine des Etats et de l'excessive volatilité de certaines monnaies, problème qui tient très à coeur à la France. Cependant, aucune mesure concrète n'a été esquissée et la sous-évalution du yuan, qui pose aussi bien problème aux USA qu'à la zone euro, reste toujours posée. |