La zone euro à dure épreuve Les cambistes ont espéré un temps hier qu'un sauvetage par l'Allemagne des pays d'Europe de l'Est puisse faire remonter la monnaie unique européenne et estomper les craintes des investisseurs quant aux perspectives économiques de la zone euro. Cependant, les cambistes ont été rapidement déçu puisque M. Merkel ne s'est pas prononcée à ce sujet. Seul Jean Claude Trichet a essayé de sauver la face en soulignant que la zone euro n'est pas à la merci d'une déflation.
C'est une bonne nouvelle, certes, mais elle n'efface pas les craintes des investisseurs. La note de nombreux pays de l'Union Européenne, dont l'Espagne, le Portugal et la Grèce ont été baissée en raison du poids de la dette. En résulte un accroissement du différentiel de taux d'intérêt entre les pays de la zone euro qui met à dure épreuve le rêve des Pères Fondateurs.
Certes, la plupart des responsables européens s'évertuent à minimiser les risques d'implosion de la zone euro mais l'inquiétude demeure chez les investisseurs.
Ces derniers n'ont pas fini de se tourmenter puisque même le yen commence à pâlir sur le marché des changes. En effet, depuis son point haut de l'année, la devise nippone a cédé près de 8% de sa valeur. Certes, l'action de la banque centrale sur le marché des devises n'est pas à négliger mais il faut aussi prendre en compte les inquiétudes croissantes des cambistes quant à la capacité de résistance du Japon alors qu'il affronte une récession à deux chiffres. Le quasi doublement en l'espace d'un mois du coût de l'assurance contre le défaut de paiement du Japon ne devrait pas rassurer davantage les investisseurs du marché des changes. |