Bonjour,
> Mon ami lui a proposé de l'enmener au syndicat mardi pour voir ce qu'ils
> peuvent faire. Nous lui avons deja dit à peu pres la meme chose, mais elle
a
> peur que ça se retourne contre elle.
Votre amie n'a pas entièrement tort dans le sens qu'elle peut être brûlée
vis-à-vis d'autres employeurs copains de l'employeur indélicat.
Dans notre affaire, l'un des deux conseillers prud'homaux nous l'a "envoyé
dans les jambes" lors de l'audience de conciliation. Le salarié profite du
travail au noir (je ne comprends pas du moins dans notre cas, sauf si
l'employeur paie davantage le salarié ou que le salarié continue de
bénéficier d'avantages sociaux).
Mais du point de vue légal strictement, votre ami ne risque rien (sauf si de
ce fait il a bénéficié d'avantages sociaux indus - chômage), et c'est défini
par le code du travail (j'ai la flemme ce soir de l'ouvrir pour la
référence). C'est normal, c'est l'employeur le chef, et il peut imposer sa
volonté, le salarié se tait ou il part.
Même si c'est à l'employeur de prouver que les allégations du salarié sont
fausses, il vaut mieux avoir quelques éléments qui montrent l'existence de
ce travail. Ces éléments peuvent ne pas être des preuves formelles.
Dans notre cas, j'espère qu'on obtiendra une nouvelle cassation (ras le bol
d'une procédure qui s'éternise), nous avons fourni la copie de la
déclaration tardive d'emploi signée de l'employeur. Elle mentionnait la date
du 15 février 1995, j'ai mentionné que cette date était impossible parce que
les documents ne portaient pas de numéro CPAM plus d'autres éléments (donc
plus tardif). La Cour d'Appel mentionne que la date de déclaration est le
1er février, et rejette.
Pour le reste, elle mentionne "pas d'éléments", c'est "fort de café".
Donc méfiez-vous quand même, et tirez vous-mêmes les conclusions que je j'ai
tiré et que n'ai pas le droit d'expliciter ici.
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Cordialement
jean.clement.louapre1@libertysurf.xr (remettre fr)
http://info-lou.chez.tiscali.fr