Xavier Hugonet wrote:
> user <postmaster@127.0.0.1> wrote in news:42516ac6$0$20252$8fcfb975
> @news.wanadoo.fr:
>
>>Elle n'a qu'à faire un abandon de poste. On ne peut pas considéréer un
>>salarié en démission sans lettre de démission, qu'elle quitte donc la
>>boutique sans aucune justification, sans aucune lettre.
>
>
> Ah ?
>
>
>>Ne plus se rendre au travail est la solution la plus avantageuse pour
>>votre femme. Elle devrait recevoir sa lettre de licenciement dans le
>>mois qui suit, et donc pouvoir bénéficier des assedics.
>
>
> Et si elle ne reçoit aucune lettre de licenciement ? Que se passe t'il,
> alors ? Je vais vous le dire : Pas de salaire (absence injustifiée), pas
> d'attestation Assedic, et donc pas de chômage, et pas le droit de
> travailler ailleurs puisque toujours sous contrat temps plein...
>
En êtes vous sûr ?
L'abandon de poste est une faute grave. L'employeur doit donc réagir
promptement et lancer la procédure de licenciement pour faute dès qu'il
a connaissance de la faute.
Au bout de 5 jours d'absence injustifiée, si aucune procédure antérieure
de mise à pied, ni aucune demande de congés sans solde n'a été émise par
le salairé, le licenciement au tort exclusif de l'employeur peut être
prononcé, si bien entendu le licenciement pour faute ne l'a pas été.
Cour de cassation :
http://www.courdecassation.fr/_rappo...el_rupture.htm
"Cette décision n’est que l’aboutissement d’une jurisprudence hostile à
la prise d’acte de la rupture par l’employeur, dès lors que celui-ci a à
sa disposition la procédure de licenciement. La chambre sociale avait
déjà jugé dans un arrêt du 10 juillet 2002 (Bull. n° 240) qu’en
l’absence de volonté claire et non équivoque du salarié de démissionner,
il appartenait à l’employeur qui lui reprochait un abandon de poste de
le licencier ; ***en restant inactif au lieu de tirer les
conséquences*** du comportement du salarié, il se voyait imputer la
rupture. Dans un arrêt non publié du 13 novembre 2002 (pourvoi n°
00-46.370), la chambre avait également manifesté son hostilité à la
prise d’acte de la rupture par l’employeur en censurant une cour d’appel
qui avait, dans cette hypothèse, retenu l’abandon de poste du salarié
comme faute grave. Désormais, ***en cas de démission équivoque du
salarié (c’est-à-dire le plus souvent d’abandon de poste), l’employeur
n’a donc d’autre choix que d’engager la procédure de licenciementà son
encontre***. Cette solution, qui a le mérite de la clarté, ***ferme
définitivement la porte à la prise d’acte de la rupture par l’employeur***."