"Spyou" <root@spyou.org> wrote in
news:426fa590$0$31057$626a14ce@news.free.fr:
> A ce propos, ce genre de chose ne peut-il pas etre utilisé par le
> salarié a son avantage.
Les juges apprécieront.
> - Le salarié X ne se présente pas a son poste durant (mettons) deux
> ans et en profite pour prendre quelques vacances
> - La societé ne moufte pas et se contente de ne pas le payer pendant
> ce temps la
Idéalement, elle enverra régulièrement des avertissements et demandes de
régularisation.
> - Le salarié revient au bout de deux ans et réclame son travail (qui
> a, bien entendu, été refilé a quelqu'un d'autre)
> Je suppose que la societé aura tendance a vouloir licencier le salarié
> dès son retour ..
Il y a des chances.
> mais quid d'un eventuel argument du salarié type
> "pourquoi ne m'avez-vous pas licencié avant ?"
Les réponses possibles sont multiples.
"Parce que comme vous ne répondiez pas, nous avons pensé que vous étiez
décédé, ou exilé à l'étranger"
"Parce qu'on ne licencie qu'au bout de deux ans"
"Parce qu'on n'envoie pas de convocation à entretien préalable avant
d'en avoir remis un exemplaire en mains propres pour éviter le choc
psychologique"
mais la meilleure étant : "Parce que rien ne nous oblige à licencier"
> Est-ce que ce genre de chose a une chance de faire pencher un CPH en
> faveur du salarié ?
Vous croyez que les juges apprécieraient la manoeuvre ? C'est un coup à
se jeter dans la gueule du loup et de se voir condamner à compenser le
préjudice cause à la société par un abandon de poste fondamentalement
motivé par la volonté de nuire à la société, comme le prouve le recours
ultérieur, par dessus le marché.
Les juges recherchent l'intention des parties, et sur un coup comme
celui là, l'intention des parties ne serait pas très belle. De plus,
l'auto licenciement n'a plus du tout la faveur des juges comme le
rappelle désormais régulièrement la cour de cassation.
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Salutations,
Xavier Hugonet - LSA France
drh@lsafrance.com http://www.lsafrance.com/